Compte rendu du 1er décembre 2011


1er décembre 2011

. : Constitution d’une commission pédagogique et d’un collectif de musiciens et danseurs autour du projet "collecte sur le plateau ardéchois" à Privas (07) :.

Ouverte à tout musicien ou danseur intéressé par le Collectage en Vivarais

Plus de renseignements : 06 71 99 61 85 ou

famdta@famdt-ardeche.fr

PROJET Collecte de la mémoire du Plateau Ardéchois

Bas de page : Comptes rendus de réunion Définition du projet

Recherches, collectes, inventaires et publications autour des musiques traditionnelles recueillies sur le plateau ardéchois

Les traditions musicales du Plateau ardéchois L’Ardèche ou le Vivarais a toujours bénéficié d’une situation particulière de zone de contact entre la vallée du Rhône, le Dauphiné voisin et l’Est du Massif Central (Haute Loire, Lozére…). Bien que l’identité de ses habitants ne se soit pas forgée essentiellement sur la musique (il n’y a pas de groupe folklorique très ancien dans ces régions, peu de politique de valorisation…) celle ci reste, essentiellement par le chant et la danse, un marqueur culturel important surtout dans la région du plateau ardéchois. Par l’appellation Plateau ardéchois nous désignons la limite ouest du département qui épouse à quelques nuances prés la corniche des Cévennes. De Saint Agréve au lac d’Issarlés, de Coucouron à Saint Cirgues en montagne, des forêts de Mazan et de Beauzon, de Saint Etienne de Lugdarés aux limites de la Lozére…Cette région est restée jusqu’à ces dernières années un peu à l’écart des grands bouleversements économiques et sociaux et son tissu social, liée aux activités agricoles ou forestières reste relativement homogène. Vincent d’INDY dans ses chansons populaires du Vivarais, et plus prés de nous les collectes contemporaines ponctuelles ont démontré l‘intérêt et la permanence de pratiques musicales originales : Par exemple les chansons de mai sont encore bien présentes dans la mémoire collective et l’on peut en collecter encore très facilement. De même la permanence de la bourrée chantée « au tra la la » témoigne de l’ancienneté de cette tradition dans la région, certainement antérieure aux pratiques instrumentales plus récentes (accordéon, cabrette…). La langue d’OC, avec ses variantes régionales, de la plaine au plateau, est au cœur de notre enquête, elle reste l’un des éléments caractéristiques de ces régions qui conservent un bon nombre de locuteurs.

Principaux axes de recherches :

1) Recensement des archives sonores et audio visuelles privées disponibles En plus des fonds personnels des collecteurs des années 70-80 relativement importants, il existe de nombreux fonds privés ou associatifs qui demandent à être répertoriés voire copiés : Fond des enquêtes ATP de 1953 et 1964 à répertorier. Fond cassettes audio de l’ émission hebdomadaire « Parlarem en Vivares » contenant de nombreuses chansons chantées en direct.Fond filmés à inventorier de 1939 à nos jours. Les archives écrites disponibles ne seront pas pour autant négligées et elles constitueront un complément ou des éléments de comparaison précieux : Outre Vincent d’Indy, de nombreux pré-ethnologues ont publiés des chansons, danses de l’Ardèche à la fin du XIXéme siécle. Très peu de recherches ont été entreprises sur les fonds originaux de ces précurseurs de nos collectes contemporaines. Fond Vincent d’Indy, fond du Docteur Chaussinand (informateur de Lambert), fond Mazon, Vaschalde…voir bibliothèque départementale de l’Ardèche, Chansons du fond de Victor Smith à la limite Haute loire Ardèche, enquête Fourtoul, enquête inédite de Van Gennep…

2) Collecte de zones limitrophes du département

Des animations scolaires, des animations de club troisième âge, suivis d’une série de collectes sondages ont mis en évidence la permanence d’informateurs de qualité (chanteurs, musiciens…) sur des régions géographiques qui s’étendent approximativement de la Haute Loire aux Cévennes. Cette zone connue sous l’appellation plateau ardéchois a été très peu collectée et recèle encore une mémoire active des traditions musicales et particulièrement de la bourrée : chant au tra la la, pas et chorégraphies de danses transmises lors des noces…Un premier recensement a permis de déceler une dizaine d’informateurs potentiellement intéressants, dans les communes de Sainte Eulalie, La Champ Raphael, Borée, Coucouron, Saint Etienne de Lugdarés, Saint Laurent…Bien sûr loin de se militer aux répertoires chantés ces enquêtes seront l’occasion de collecter aussi des contes, histoires, récits de vie…Nous proposons la création, à la manière de ce qui existe pour l’archéologie, d’un ou plusieurs groupes d’interventions composés de personnes compétentes et équipées en matériel, son et image avec un planning et un partage efficace des territoires d’enquêtes. Ex : Il apparaît par exemple que pour la danse de la bourrée des témoignages sont à filmer d’urgence auprès de danseurs de ces régions.

3) Restitution autour de la Chanson traditionnelle avec un CD ou DVD Comme en témoignent les nombreux concerts, bals, animations, récemment effectués par certains groupes et musiciens revivalistes ( Rencontres d’Ardèche, Tournée Bistrots de pays, Fête de la Châtaigne Saint Laurent, Fête de village Masméjean , animation Maison de retraite Lamastre, Privas…) la chanson traditionnelle reste très présente dans la mémoire collective en Ardèche. Il nous semble essentiel de profiter de cette situation exceptionnelle pour rebondir, voire infléchir une image classique et trop souvent désuète. Cependant les pratiques revivalistes récentes, souvent moins en phase avec l’histoire régionale, dépendante d’une certaine médiatisation, se développe en parallèle et dans l’ignorance des répertoires et des pratiques locales. La restitution est donc une étape important du projet qui comprendra la publication d’un CD avec livret ( 1000 exemplaires) comprenant les paroles, textes explicatifs, photos… des collectes effectuées ou compilées. Un extrait dvd présentant la danse de la bourrée est à envisager. Ces publications seront d’abord présentées sur les territoires concernés, dans le cadre de festivités locales des villages, mais aussi lors des Rencontres annuelles de Musiques Traditionnelles, du festival de la FAMDTA à Chomérac…. Elles pourront à ces occasions faire l’objet d’atelier pratique de restitutions (chants, danses…). Leur contenu peut être ainsi reconnectés avec des pratiques revivalistes et contribuer à prolonger le mouvement de découverte et de renouveau des Musiques Traditionnelles amorcé depuis les années 1970. 4) Calendrier et montage du projet :

Ce projet a fait l’objet d’une demande auprès du GAL, groupe d’action locale des Trois Sources Saint Etienne de Lugdarés 07590. Il est suivi par Mme Elodie Blanc conseillère en patrimoine et culture. Il rentre dans le cadre de la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel. Vu son ampleur il s’étalera sur plusieurs années à partir de 2012 mais le volet collecte commencera dés l’année prochaine et il est d’ors et déjà amorcé. Si les financements espérés suivent leur cours la collecte devrait s’étendre sur 2013 et nous pourrions envisager une restitution sur la fin de l’année concernée. Ce projet comporte trois volets de financement : fonds européens ( à hauteur de 50 % du projet global) jusqu’en 2015 financement régional (dépôt avant dec 2012) financement départemental Nous sollicitons donc du département et par l ‘intermédiaire de la fédération une aide à hauteur de 1000€ qui nous permettra de concrétiser ce projet qui globalement devrait atteindre 10.000€ de budget. Compte rendu :

Commission pédagogique autour du projet "collecte sur le plateau ardéchois" à Privas (07) Réunion du collectif de musiciens et danseurs intéressés par le projet

PM : Le projet « Collecte sur le plateau ardéchois » est un projet différent de celui imaginé par SBW de recenser les collectages existants pour les faire prendre en charge par les archives départementales et ainsi les mettre à disposition d’un large public par l’intermédiaire des sites (Archives départementales et FAMDTA).

PM : il est encore possible de procéder à d’autres collectages mais il est urgent de le faire. Il faut que ces témoignages retournent à l’actualité. Ils peuvent être faits dans différents domaines (musiques, chants, contes, techniques…). Il existe un répertoire du Coiron à réadapter et à réactualiser.

DL : il y a eu beaucoup de collectages, mais peu d’exploitation des documents, car cela prend du temps. Les groupes folkloriques ne s’en sont pas servi (contrairement à d’autres région : maraichine dans le Poitou)

PM : parallèlement au collectage il est important de mettre en place des ateliers d’analyse des documents par des personnes intéressées et initiées

CO : mais il est aussi important de passer aux éditions du produit de collectage car souvent ce travail est repris bien plus tard par les musiciens. Exemple CO a fait un enregistrement en live de violoneux corréziens, plus tard d’autres artistes à l’écoute de ces enregistrements en ont tiré des partitions. Les violoneux sont morts mais les musiques sont toujours jouées.

CO : nous envisageons, Dominique et moi-même, une réédition d’un CD de collectage chanson (paroles et partitions) . Christian compte sur la FAMDTA pour être le support principal de l’édition de la distribution et de la promotion de ce CD .

PM envisage plusieurs temps dans le projet « collecte sur le plateau » : • Collectage à l’intérieur du périmètre choisi (plateau ardéchois, haut Vivarais/ de St Agrève à St Etienne de Lugdarès) • Mise en place des ateliers d’analyses des documents, comparaison avec d’autres versions des éléments collectés dans d’autres zones géographiques et en d’autres périodes (mise en valeur des variantes) • Filmer 3 ou 4 danses sélectionnées pour leur représentativité • Diffusions des musiques et danses dans un premier temps sur les lieux de collectage à l’occasion de fêtes locales, puis plus largement sur le périmètre régional (remarque : il peut y avoir plusieurs versions d’une même danse dans des contrées voisines, correctif si nécessaire)

PM : le « projet collecte sur le plateau » a pour objectif de trouver des chants,danses, histoires, techniques qui n’ont pas encore été inventoriés de façon à mieux connaitre la culture orale du Vivarais. Les équipes au nombre de 2 à 3, seront constituées de 2 à 3 personnes max i(car collectage dans une cuisine par exemple ne pourrait se faire par l’intrusion de nombreux collecteurs !). Auparavant, il faudra établir un calendrier et un découpage géographique des zones possibles d’investigation.

CO : dans le cas de tournage, il faudra filmer les danses ou documents divers au bout de la 2ème ou même 3ème visite, la première étant une rencontre de prise de contact pour voir s’il y a matière à collectage. Christian aimerait faire en plus un document filmé sur le travail des collecteurs eux-mêmes. PM : les ateliers doivent être des structures pérennes qui ont la capacité de réaliser et d’exploiter les collectages. Les équipes doivent savoir identifier les matériaux collectés, mais aussi connaitre le milieu (rudiment de patois, connaissance des habitudes de la région. Ainsi la 1ère réunion de ces ateliers devra comporter une formation au collectage

L’exploitation du travail de collectage par les ateliers Ouverture sur le milieu scolaire (proposition de MJ)

Restitution des musiciens sur les lieux de collectage (fêtes de village, rassemblements divers)- dans périmètre de collectage- puis région plus étendue (festivals, rencontres…)

CD et/ou DVD de collectage et/ou de réinterprétation

Ecriture des musiques, partitions, adaptation des danses pour les rendre pérennes Prochaine réunion le 26 janvier 2012 – 18h30 à la MJC de Privas Ordre du jour

Le point sur les différentes possibilités de financement des 2 projets (collecte sur le plateau et Ateliers d’exploitation) Patrick nous fournit pour la mi décembre une nouvelle mouture de ces 2 projets

Mise en place d’un calendrier des ateliers qui devra débuter par un Week end de formation

Constitution des équipes de collectage et d’exploitation Compte rendu de MJ

Projet de collectage de chants, de danses et de récits du Plateau Ardéchois

Réunion de préparation du jeudi 1ier décembre 2011

o Différenciation de différents projets en cours de programmation o Formulation de grandes étapes du projet de collectage o Formulation de grandes compétences du collecteur • Projet « Mémoires du XX° siècle ». Projet de recensement et d’archivage de l’ensemble des données collectées en chants ; danses et récits ; organisé par les Archives de l’Ardèche (et non par la BDP). Si une personne est intéressée pour faire archiver des données ; la FAMDTA ou les collecteurs peuvent faire le lien entre la personne et les Archives de l’Ardèche. On peut rappeler que lire une vieille cassette audio peut parfois abîmer la bande et qu’il existe du matériel pour lire ces données en sécurité.

Projet de « Collectage de chants, danses et récits du plateau ardéchois ». Projet coordonné par Patrick Mazelier et Christian Oller ; en partenariat avec la FAMDTA ; le département de l’Ardèche et la région Rhône Alpes (…) ; réalisé par une équipe de collecteurs et de chercheurs. Projet qui pourrait s’étaler sur environ trois ans et s’organiser en plusieurs étapes : • Reformater par écrit le projet. • Présenter le projet à la FAMDTA ; au Conseil général de l’Ardèche ; au Conseil régional Rhône-Alpes ; à la DRAC ; la NACRE ( ?). Obtenir des aides pour le financement. • Organiser un « sam-di » de formation de l’équipe de collectage. Il s’agit par exemple de savoir ce que l’on veut collecter ; savoir rédiger et suivre un questionnaire ; savoir élaborer un calendrier et une carte ; savoir parler occitan et français ; connaître le milieu ; connaître des réseaux et des personnes ressources comme Gérard Beton de RDB, Jacky Bardot de Mont Joïa ( ?), Mme. Fare de Annonay ( ?), des chanteurs reconnus par la communauté qui ont un répertoire de environ trente chansons, le père Dufaud (…) ; savoir être reconnu « du coin » ou savoir être introduit ; savoir prendre contact ; savoir prendre rendez-vous en fonction de la disponibilité des personnes ; savoir préparer le rendez-vous ; savoir arriver à deux maxi ; savoir être discret ; savoir venir une deuxième fois ; savoir être sûr de soi ; savoir se présenter ; être modeste ; savoir rassurer : respecter l’histoire ; être patient ; savoir beaucoup écouter ; (…) savoir « faire chanter » ; « faire danser » ; « faire conter ». • Recenser le matériel (par exemple des Zoom ou H1 Thomann). Constituer trois équipes (chants-danses-récits) de deux personnes. Se répartir des missions au sein de l’équipe (espaces-temps-acteurs-actions). • Réaliser le collectage lors de week-ends ( ?) ; durant environ deux ans ( ?). • Numériser les données ; sans les compresser ; sur des masters de qualité. • « Synthétiser » les données. Répartir les données suivant les différents thèmes ; suivant les différentes zones de collectage ; suivant les différentes interprétations ; suivant les différents répertoires de chants ; danses et contes (ballades ; complaintes ; chansons à danser ; chants sacrés ; chansons de marinier ; chansons satyriques ; …). Sélectionner des données solides qui puissent servir pour des animations de valorisation de la nature et de la culture de l’Ardèche. Réaliser un CD – DVD - livret. • Restituer les données en diffusant les documents sur le territoire ; sur le site de la FAMDTA ; au sein d’institutions publiques et privées ; auprès d’artistes intéressés ou de particuliers. • Projet de création des « Ateliers Vivarais ». Ateliers qui pourraient se dérouler mensuellement ; à la MJC de Privas ; qui permettraient de bien intérioriser et de bien valoriser le patrimoine traditionnel « vivant » du Vivarais. Ce serait l’occasion par exemple de filmer les collecteurs ; de faire des livrets pédagogiques ; des partitions ; des réinterprétations (…).


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